Dans le livre "L’amour fort comme la mort" (l’autobiographie du traducteur de la Bible: André Chouraqui. Éditions du rocher, 1998) André Chouraqui déclare, en conclusion de livre (page 478): «Je suis athée si Théos désigne le maîtres de l’Olympes, je ne crois pas en Dieu, si Dieu, comme son nom l’indique sans confusion, est Zeus. On doute de Zeus, ou de Théos, mais le pourrais-ton de Adonaï יהוה qui, par définition, est l'Être qui a été, qui est et qui sera, celui qui me fait être et m'habite? (...) Les grecs connaissent par la réflexion philosophique l'Être dont les Hébreux ont eu la révélation depuis le Sinaï. C'est cet Être que j'aime universellement et c'est lui que je retrouve et glorifie en tout.»

Sur une même inscription datant du huitième siècle avant notre ère, un roi d’Hamath est nommé: Yaubiʻdi et Ilubiʻdi

[Ilubiʻdi signifie: «La divinité est l'objet de ma crainte, de mon adoration»

et Yaubiʻdi signifie: «YAU est l'objet de ma crainte, de mon adoration»]

prouvant ainsi que "YAU" était le nom d'un dieu adoré à Hamath.

 

ENCYCLOPÆDIA UNIVERSALIS:

«Il y a tout lieu de penser que YAU, c’est-à-dire YAVEH, figurait parmi les dieux adorés à Hamath.»

(Hamath est une ville importante de la Bible situé à 185 kilomètre au Nord-Est de Damas.)

Le nom de l’Être par excellence est composé de trois temps:

ייי

היה : IL ÉTAIT

הוה : IL EST

יהיה : IL SERA

[יהו[ה = YAU[H]

La prononciation authentique du nom "Yehoshua" (Josué) en hébreu est:

YAUSHAI

ΊωσήJOSÉ = YÔSHÉYAUSHAI = יהושי

 

La Septante (l’Ancien Testament traduit en grec au troisième siècle avant notre ère) utilise le nom Ιησου pour désigner Yaushai; et le Nouveau Testament (rédigé en grec au premier siècle de notre ère) utilise aussi Ιησου pour désigner Yaushai[Actes 7,45 et Hébreux 4,8. Voir la traduction King James.]

 

Mais le Nouveau Testament (rédigé en grec au premier siècle de notre ère) utilise également Ιησου pour désigner Jésus. On peut donc en déduire que Yaushai et Jésus avaient tous les deux, à la source, le même nom hébreu:

YAUSHAI

 

Nom qui signifie en hébreu:

YAU EST SALUT

Dans les proto-évangiles, les noms des personnages évangéliques ont été

translittérés à partir des formes les plus anciennes explicitées par l’étymologie:

 

אהרון : Aaraun - Je chanterai les louanges

אברהם : Abraam - Père de plusieurs nations

בר־נבי : Bar-Nabi - Fils du prophète

בר־רבה : Bar-Rabah - Fils du peuple

בר־שבי : Bar-Shabai - Fils de mon repos

בר־טמי : Bar-Tamai - Fils impur

בר־תלמי : Bar-Thalmai - Fils du sillon

דוד : Daud - Bien-aimé

אליאזר : Èli’azar - Mon Èl est secours

אלייהו : Èliyau - Mon Èl c’est YAU

גמליאל : Gamali’èl - Ma récompense c’est Èl

חנן : Ḥanan - Grâce

מרייא : Mariya - Mon Maître c'est YAU

מתייהו : Mathiyau - Cadeau de YAU

נתנאל : Nathana’èl - Donné par YAU

שאול : Sha’aul - Le demandé

שמעון : Shamaʻun - Qui écoute

שושנה : Shaushanah - Lys

תדי : Thadai - Courageux

תומא : Thauma - Jumeau

טביתא : Tabitha - Gazelle

יאקב : Yo’aqab - YAU a protégé

יודי : Yodai - Il rendra gloire à YAU

יוחנן : Yoḥanan - YAU fait grâce

יוספ : Yosaph - YAU ajoutera

 יהושע : Yaushai - YAU est salut

ישייהו : Yoshaiyau - Salut de YAU

זבדיהו : Zabadyau - Doté de YAU

זכי : Zakai - Pur (innocent)

זכריהו : Zakaryau - Souvenir de YAU

Dans les proto-évangiles, plutôt que qu'utiliser le mot "seigneur" j'ai choisi d'utiliser le mot "maître" parce que le mot français "seigneur" vient du mot latin "senior" qui signifie: "le plus âgé."

 

Le mot "seigneur" se prononce aujourd'hui "monsieur", il s’agit de la contraction de l’adjectif possessif "mon" et du nom commun "sieur" (qui est lui-même une contraction de "seigneur"); "monsieur" est donc une forme simplifiée de "monseigneur" par l’usage (il ne se prononce cependant plus comme il s’écrit car sa prononciation moderne est "me-sieu").

 

Tandis que le mot français "maître" vient du mot latin "magister" qui signifie: «Chef, commandant, gardien, berger, enseignant, précepteur, instructeur, entraîneur, conseiller, guide, mentor.»

 

Le substantif masculin "kyrios" (également épelé "kurios"; en grec "κύριος") désigne en grec classique «celui qui est maître de, celui qui a autorité» c'est-à-dire: "maître" (maître de maison, représentant légal, tuteur). Nouveau vocabulaire biblique (NVB) page 431.

ἀνάστασις 

 

Le verbe transitif grec anastasis est le substantif du verbe anistèmi.

Ana (de nouveau) et istèmi (faire se lever) anistèmi = relever.  

Les verbes transitifs se conjuguent toujours avec "avoir" ou avec "être"

(c'est aussi le cas de beaucoup de verbes intransitifs).

 

Anastasis se traduirait par "être relevé" ou par "relèvement"; ce mot sous entends donc d'être relevé par YAU.  

 

C’est bien cet enjeu central que met en évidence le théologien A. Gesché lorsqu’il s’arrête au terme grec anastasis:

«Le vocable que nous traduisons en français par "résurrection" et par "ressusciter" est celui d’anastasis pour le substantif et d’anistanai pour le verbe; tantôt traduit en latin par resurrectioresurgere, tantôt par suscitaresuscitari. Prenons le verbe anistanai, le sens usuel de ce mot à l’intransitif et au passif est celui d'être relevé, d'être redressé et sous sa forme active, celui de relever quelqu’un, de restaurer. Le terme évoque l’idée de quelqu’un qui est à terre et que l’on redresse dans son état initial, que l’on remet debout (on n’évoque pas ici le réveil du sommeil). On sera sensible à l’impact métaphorique du mot et de l’usage qui en est fait pour suggérer le sens profond de la réalité en cause. On évoque le Messie re-suscité (relevé) comme celui qui, abaissé, accablé par la mort et humilié (littéralement mis par terre, humi-liatus) sur la croix, est redressé et sauvé de cet abaissement, de cet accablement[1]».

 

[1] Tout comme le prénom Grégoire vient de egeirô, les prénoms grec et russe d'Anastase et d'Anastasie, qui viennent d'anastasis, désignent "le relevé" (le re-suscité).

 

A. Gesché, Dieu pour penser VI. Le Christ, Paris, Cerf, 2001, p. 141.